Jonah est un enfant-soldat qui hait les armes depuis qu’il a perdu ses parents lors d’un bombardement. Il s’infiltre dans la milice privée de Koko Hekmatyar, une jeune vendeuse d’arme au caractère pour le moins... explosif !
Entre les mordus de guerre, la jeune femme amoureuse de sa patronne ou encore un enfant qui tue de sang-froid, Jormungand est un sacré mélange ! Un mélange plaisant à suivre tout autour du globe. Petit à petit, vous découvrirez les origines du mal, ce monde corrompu que l’auteur nous dévoile avec subtilité au fil des pages.
Mon avis sur le T 1
Une lecture intrigante avec le premier tome de Jormungand qui est terminé au Japon en 11 tomes. Nous sommes plongés dans une ambiance froide au cœur d’un trafic d’armes.
Dès la première page, une phrase suscite immédiatement notre curiosité :
« Je pourrais dévorer cinq continents et engloutir trois océans, le ciel me restera à jamais inaccessible, prisonnier de ce corps sans ailes, sans bras, sans jambes.
Je suis le serpent-monde.
Mon nom est Jörmungand. »
Dans la mythologie nordique, Jörmungand est l’un des quatre fils de Loki. Il est représenté sous la forme d’un serpent qui se mord la queue. Cette métaphore représente la vente des armes créant ainsi un marché lucratif pour ceux qui les vendent.
Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le monde du trafic d’armes. Jonah est un enfant-soldat qui a perdu sa famille dans un bombardement. Il déteste les armes et tous ceux qui les fabriquent, les vendent et/ou les utilisent. Jonah est animé par la colère et la vengeance. Il s’infiltre aux côtés d’une marchande d’armes, Koko Hekmatyar, qui est très impulsive. Elle dirige une troupe de huit personnes, neuf avec Jonah qu’elle vient de recruter. Elle vole des armes pour les revendre. Nous suivons ainsi leurs différentes missions qui s’avèreront dangereuses. Mais quel est l’objectif de Jonah ? S’il déteste autant les armes, pourquoi s’est-il infiltré auprès d’une marchande d’armes ? Pourquoi l’a-t-elle recruté ?
Le premier tome pose rapidement les bases et nous présente les principaux personnages. Jonah, qui n’est qu’un enfant, a déjà connu l’horreur, il est calme et très froid. Bien qu’il déteste les armes, il en a déjà une dans les mains. Il n’hésite pas à tuer de sang-froid. Koko a un sacré caractère et ne se laisse pas faire même dans ce monde d’hommes que représente la vente d’armes. Elle sait s’imposer face à des militaires ou même face à des politiques. Apparemment son objectif est d’amener la paix dans le monde mais c’est à l’opposé de ce qu’elle fait puisqu’elle vend des armes qui vont tuer. Chaque membre de l’équipe a sa propre personnalité, nous ignorons encore leur passé. Nous en saurons sans doute plus dans les prochains tomes.
Graphiquement, les scènes d’actions sont bien mises en scènes et sont dynamiques même si parfois c’est un peu trop rapide. Le style du mangaka correspond bien à l’ambiance très sombre de la série. Beaucoup de scènes d’action sont explosives, nous n’avons pas le temps de souffler !
Pour l’instant, je me demande où l’auteur va nous conduire mais je suis curieuse de lire la suite et de voir comment va évoluer Jonah.
A noter : Le manga a été adapté en animé de 24 épisodes (que je n’ai pas vu)
Graphisme : 3.5/5.
Scénario : 3.5/5.
Mon avis sur le T 2
Si le tome 1 posait les bases, le tome 2 permet d’approfondir les personnages et la lecture est beaucoup plus limpide tout en étant riche en action.
Cinq chapitres sur les six qui composent le tome sont consacrés à l’affaire « Musica Ex Machina ». Nous découvrons ainsi Orchestra, un duo de tueurs à gages. Son chef aime tirer comme s’il jouait de la musique, ce qui explique d’ailleurs le nom de code du groupe. Ils étaient beaucoup plus nombreux auparavant mais désormais ils ne sont plus que deux. La deuxième acolyte est une jeune fille, Chinatsu, qui a été recrutée récemment. Bien qu’elle soit mineure, elle est une tireuse redoutable et efficace. Elle a une autre particularité que je vous laisse découvrir par vous-même… Leur nouvelle cible est Koko, la marchande d’armes. Celle-ci se repose à Dubaï avec ses huit autres compagnons et évidemment sa vie va être en danger. Parviendra-t-elle à s’en sortir ? Ses compagnons pourront-ils gérer la situation ?
Les relations entre les personnages ont bien évoluées, nous sommes agréablement surpris de constater que Koko et ses compagnons sont attentifs à Jonah, l’ « ex » enfant-soldat qui vient de les rejoindre. Mais comme tous les enfants, il faut qu’il soit éduqué ! Chacun s’occupe de lui apprendre les bases scolaires en math, en anglais, etc… Or Jonah n’est pas trop intéressé et il est nul en math. Il trouve toujours un moyen de s’échapper. Bien que Jonah déteste les armes, il se montre protecteur avec Koko et il aura l’occasion de la défendre à plusieurs reprises. Le danger les guette à chaque instant mais le passé de Jonah risque de le rattraper...
Les personnages deviennent de plus en plus intéressants, nous sommes curieux de découvrir leur passé. Nous découvrons peu à peu les spécialités des membres de l’équipe, Lutz est un sniper, Lehm est le vétéran expérimenté qui connait bien ses coéquipiers et qui fait office de leader. Valmet combat aux couteaux. Ils sont tous efficaces dans leurs missions.
L’apparition de plusieurs personnages dans la deuxième moitié du tome annonce déjà beaucoup de rebondissements. « Scarecrow » (l’épouvantail), un agent de la CIA immoral, est également à la poursuite de Koko. Nul doute que nous le retrouverons plus tard. Mais c’est l’arrivée d’un membre de la famille de Koko qui va certainement lever la voile sur le passé de Jonah et des autres membres de l’équipe. Cela promet pour le prochain tome !
L’univers s’enrichit de plus en plus, entre les trafics d’armes et la corruption, nous ne nous ennuyons pas un seul instant. L’histoire est dynamique et nous avons de nombreux rebondissements.
Ce qui est intéressant aussi dans Jormungand est que l’histoire se déroule sur plusieurs continents, nous voyageons donc avec les personnages. Ici l’histoire se déroule au Moyen-Orient alors que dans le tome 1, nous étions en Europe de l’Est. L’auteur a également dû bien se documenter par rapport aux armes car nous avons toujours leurs noms (mitrailleuse Negev, xm8, etc…).
Graphiquement, c’est beaucoup plus fluide, le découpage est efficace même si parfois ce n’est pas encore toujours très clair. L’ambiance est toujours aussi sombre. Les visages sont plus expressifs par rapport au premier tome même celui de Jonah, qui reste longtemps impassible, montre finalement de la rage à la toute dernière page…
Côté édition, elle est de qualité. Les jaquettes de chaque tome mettent toujours à l’honneur Koko et un de ses compagnons.
Cette série est très riche en action et cela devient de plus en plus prometteur pour la suite.
Mon avis sur le T 3
Une lecture de plus en plus captivante avec ce troisième tome qui nous permet d’en apprendre davantage sur le passé de Jonah. Plusieurs nouveaux personnages sont également introduits et cela promet d’importants rebondissements !
Les retrouvailles de Jonah avec Kasper Hekmatyar, le grand frère de Koko, rappellent de douloureux souvenirs au jeune garçon. Nous remontons alors le temps, nous plaçant trois mois auparavant en Asie occidentale dans une base militaire. Jonah s’occupe de quatre jeunes orphelins, il s’est attaché à eux d’autant plus qu’il a lui-même perdu ses parents. Mais un terrible drame se déroule. Nous découvrons alors pourquoi Jonah hait autant Kasper Hekmatyar mais aussi pourquoi il se retrouve actuellement aux côtés de la marchande d’armes. Koko et son frère ont tous les deux une forte personnalité vu le milieu dans lequel ils ont grandi. Kasper est sans pitié, il est prêt à tout. Même sa sœur n’est pas très heureuse de le revoir. Il y a encore quelques mystères qui entourent le passé de Jonah mais nous savons désormais dans quel contexte l’enfant-soldat s’est retrouvé aux côtés de Koko et de ses compagnons.
Après l’arc consacré au passé de Jonah, un nouvel arc nous mène en Afrique du Sud sur les traces du professeure Miami, une experte en robotique. L’apparition de ce nouveau personnage est intéressante surtout par la passion qu’elle voue aux papillons. Pour l’instant, nous n’en savons pas plus mais elle semble avoir un sacré caractère. L’agent Scarecrow continue de chercher des informations sur Koko auprès d’un riche homme d’affaire, M. Chan. Mais nous avons surtout quelques révélations sur le passé douloureux de Valmet.
Certains passages peuvent paraître un peu rapides mais les personnages sont de plus en plus approfondis. L’action est riche et la tension est palpable. L’ambiance est sombre et plusieurs scènes sont difficiles surtout avec l’utilisation des enfants dans les premières pages… Jonah a clairement vu et vécu des horreurs à cause des armes, des êtres chers sont morts sous ses yeux. Nous ressentons bien sa volonté de se venger à travers ses expressions même si le voir avec des armes fait froid dans le dos. Il peut lui-même être redoutable et il n’hésite pas un seul instant à tuer alors qu’il déteste les armes. Cela peut sembler contradictoire mais en même temps il veut se venger de ses propres mains.
L’univers s’enrichit de plus en plus. L’histoire est dynamique et nous avons de nombreux rebondissements.
Graphiquement, le découpage est efficace même si parfois ce n’est pas encore toujours très clair. L’ambiance reste sombre. Les visages sont plus expressifs et montre bien la rage et la colère de certains personnages.
Côté édition, elle est de qualité. Les jaquettes de chaque tome mettent toujours à l’honneur Koko et un de ses compagnons.
Mon avis sur le T 4
Une lecture sympathique avec ce quatrième tome.
Nous avons la fin de l’histoire « African Golden Butterflies » qui se déroule en Afrique du Sud comme son titre l’indique. Koko et son équipe veulent rencontrer la spécialiste en robotique, Minami Amada, mais M. Chan s’intéresse aussi à la scientifique et envoie ses troupes pour l’enlever. Mais l’équipe de Koko est également sur place, l’affrontement est inévitable ! Quelle équipe parviendra à contacter la scientifique qui est passionnée par les papillons rares ?
La deuxième histoire « Mondo Grosso » en quatre chapitres se déroule en Angleterre. Nous voyons bien les coups fourrés qui s’organisent dans l’ombre autour de la vente d’armes. Une rivale entre en scène avec Amaria Trohovsky, une comédienne qui s’est reconvertie dans la vente grâce à la fortune de son défunt mari. La concurrence entre les deux marchandes d’armes sera rude, tous les coups sont permis pour s’emparer du marché des drones. Même si Koko n’a pas autant d’influence que sa rivale, elle n’a pas dit son dernier mot !
Comme toujours depuis le début de la série, nous avons beaucoup d’actions et de rebondissements. Parfois c’est un peu rapide au niveau des enjeux géopolitiques mais ce n’est pas le plus important. Nous avons également des scènes où les liens entre les personnages se resserrent notamment au travers de Lutz (qui est sur la jaquette) ou même de Jonah qui s’est bien inséré dans l’équipe de Koko.
L’histoire est dynamique et se renouvelle régulièrement. Le personnage de l’agent Scarecrow m’intrigue beaucoup, aurait-il choisi son camp ?
Graphiquement, le découpage est efficace. L’ambiance reste sombre. Les visages sont expressifs. Les combats au début du tome sont bien mis en scène.
Mon avis sur le T 5
Une lecture très dynamique avec ce cinquième tome.
Cette fois, nous avons une histoire complète « Dragon Shooter » en cinq chapitres. Sous couvert d’une vente d’armes en transport aérien, Koko et son équipe sont chargés d’amener clandestinement un groupe de 10 médecins d’une ONG dans une région en guerre dans les Balkans. Or cette mission ne sera pas facile car sur place, il y a le terrifiant leader d’une milice paramilitaire, Dragan Nikolavi, qui enchaine les crimes… Le médecin-chef de l’ONG, Léon Rivière, est déterminé à apporter de l’aide humanitaire malgré le refus officiel du pays. Il a de l’influence à l’ONU et sur la scène internationale. J’ai bien aimé la petite référence à Solid Snake du jeu vidéo Metal Gear. C’est intéressant aussi de constater que les personnages ont conscience que leur travail est complètement opposé. En effet, des médecins qui sauvent des vies n’ont pas le même objectif que des marchands d’armes qui vont être utilisées pour ôter la vie…
Le dernier chapitre est le premier de l’histoire « La colline du chaos » qui se déroule en Egypte. Valmet a pris une décision qui nous intrigue beaucoup. Que va-t-elle faire ? Par ailleurs, trois tueurs à gages sont chargés d’éliminer Koko. Cela promet d’être explosif dans le prochain tome !
Comme toujours depuis le début de la série, il y a beaucoup d’actions et de rebondissements. Nous avons également des scènes plus calmes notamment lors d’un petit moment de détente à la plage dans les premières pages. Jonah s’interroge sur Koko. Que cache-t-elle derrière son sourire et son air toujours joyeux ? L’enfant a déjà compris qu’il s’agit d’une façade puisqu’il est comme elle. Il en apprend également un peu plus sur la vie familiale de Mao et de Lehm. Il s’est bien intégré dans l’équipe, ils forment désormais une sorte de « famille » d’autant plus que chacun a connu des épreuves.
Mon avis sur le T 6
Une lecture très dynamique avec ce sixième tome qui permet d’en apprendre davantage sur le passé de Valmet.
Nous avons la suite et fin de l’histoire « La colline du chaos ». Valmet est partie seule afin de se venger mais elle découvre que Jonah l’a suivi. Il est déterminé à rester avec elle pour qu’elle ne soit pas seule face à son passé. Parviendra-t-elle à régler ses comptes ? De leurs côtés, Koko et ses autres compagnons sont attaqués par des tueurs à gages. Vu la force du groupe de la marchande d’armes, leurs poursuivants décident de les éliminer un par un et ciblent Ugo qui semble être le plus facile à abattre…
Nous découvrons dans ce tome le passé de Valmet et nous avons des informations sur les raisons qui l’ont conduite à rejoindre Koko et le lien particulier existant entre elles. L’apparition de Koko dans la vie de Sofia Vahlmer lui a redonné une nouvelle raison de vivre. Jonah continue d’évoluer et nous voyons qu’il s’est bien habitué à ses compagnons. Koko se révèle de plus en plus humaine, elle est attachée à ses compagnons et les considère comme sa famille. Elle sait se montrer attentionnée à certains moments. Nous le comprenons bien avec son lien avec Valmet qu’elle considère comme une sœur. Elle souligne d’ailleurs bien qu’elle a passé beaucoup plus de temps avec elle qu’avec sa propre famille. Néanmoins elle nous montre également un visage déterminé et froid, capable d’abattre elle-même quelqu’un qui veut se jouer d’elle. Le passé d’Ugo est dévoilé rapidement mais cela complète bien le portrait de chaque membre de l’équipe. Leur passé et le lien qui les relie à Koko sont présentés au fil des tomes.
Comme toujours depuis le début de la série, il y a beaucoup d’actions et de rebondissements. Par contre, l’histoire avec les tueurs à gages est un peu vite expédiée.
Côté édition, elle est de qualité. Les jaquettes de chaque tome mettent toujours à l’honneur Koko et un de ses compagnons (ici elle figure aux côtés de Ugo).
Mon avis sur le T 7
Une lecture toujours aussi captivante qui est riche en révélations avec ce 7e tome.
Dans le tome précédent, nous faisions connaissance avec un officier de la CIA, « Bookman ». Nous découvrons la mission « Undershaft » dont il est responsable. L’un de ses espions s’est infiltré au sein de l’équipe de Koko Hekmatyar afin de gagner la confiance de la vendeuse d’armes. Quel membre de l’équipe, qui est pourtant si soudée depuis le début, peut être un agent double ? Ne sera-t-il pas tirailler entre sa mission pour la CIA et sa mission de protection vis-à-vis de Koko qu’il a appris à connaître au fil du temps ? Pourra-t-il la regarder en face lorsqu’elle découvrira la vérité ? Par ailleurs, une redoutable adversaire, Hex, est déterminée à éliminer Koko, mettant ainsi en péril la mission « Undershaft ». Comment va réagir l’espion en apprenant le danger que court encore une fois la marchande d’armes ?
Les personnages sont charismatiques et nous surprennent. Koko reste toujours aussi mystérieuse et impassible. Quelle personnalité se cache derrière son sourire ? La jeune femme se méfie de la CIA qu’elle soupçonne d’avoir envoyé des tueurs à gages à ses trousses. Or ce n’est pas officiellement la CIA qui en est à l’origine, l’institution a dû mal à canaliser l’indépendance de certains de ses agents. Nous découvrons le passé de Hex et les raisons qui la poussent à se venger de Koko. Elle est persuadée que la jeune femme va se transformer en « monstre » et elle est déterminée à la faire souffrir en s’en prenant à Jonah à qui la jeune femme semble attachée. Mais ses plans ne se dérouleront pas comme prévus…
Comme pour les tomes précédents, l’histoire développe le passé d’un des membres de l’équipe. Cette fois, c’est au tour de « R » qui est à l’honneur sur la jaquette aux côtés de Koko.
L’histoire est très intense dans ce tome. Les dernières pages semblent annoncer un changement d’ambiance par la suite. Comment va évoluer Koko ? Quels sont ses projets réels ? Quel rôle va jouer l’enfant-soldat ? Se transformera-t-elle en "monstre" ?
Graphiquement, le découpage est efficace. L’ambiance reste sombre. Les visages sont expressifs. Les combats sont bien mis en scène.
La série est terminée en 11 tomes, nous nous approchons donc peu à peu de la fin.
Je n’ai pas lu la suite.
Bande annonce
Auteur : TAKAHASHI Keitarô
Nombre de tomes : VF : 11 | VO : 11
Editeurs : VF : Meian | VO : Shôgakukan
Prépublication : Sunday Gx