Kokufû travaille en tant que chef cuisinier dans le très célèbre ryokan Mikeneko, un lieu fréquenté par tous les yôkai des alentours. Ryôya, quant à lui, est un renard un peu trop gourmand et facétieux qui ne cesse d’exaspérer Kokufû en chapardant dans sa cuisine. Ryôya parvient un jour à retrouver un tableau qui a une très grande valeur pour lui et qu’il cherchait depuis plus d’un siècle. Cependant, il se fait couper l’herbe sous le pied par Yügen, le chef du clan des Ogres, qui l’achète avant lui. Ryôya veut à tout prix le récupérer et demande à Kokufû de l’aider, mais ça ne va pas s’avérer aussi simple que prévu...
Mon avis sur le T 1
Une belle découverte avec le premier tome de Mon amour secret de la mangaka Emu Soutome (An Innocent Kiss). Il s’agit un diptyque fantastique qui se déroule dans le monde des yôkai.
L’histoire est sympathique à lire et l’univers se développe peu à peu, de nouveaux enjeux apparaissent à la fin du tome laissant le lecteur s’interroger sur l’avenir des personnages.
Kokufû travaille dans un ryôkan, sa cuisine a beaucoup de succès notamment auprès de Ryôya, un jeune renard gourmand et facétieux. Les deux personnages se chamaillent souvent puisque le renard vient voler la nourriture mais finalement Kokufû cuisine toujours pour lui avec plaisir. Il est vraiment très gentil, par contre il ne faut pas trop l’énerver car quand il se bat, il est très puissant. Je vous laisse découvrir par vous-même de quel type de yôkai il s’agit. Ryôya aime être près de lui. Il se tourne d’ailleurs vers le cuisinier pour lui demander son aide. En effet, le renard est à la recherche d’un tableau peint il y a un siècle, cette œuvre est importante pour lui et il n’a d’ailleurs jamais oublié l’artiste à l’origine du tableau. Il a une piste pour le localiser mais des ogres le possèdent désormais. Il sera difficile de le récupérer…
Les deux personnages principaux sont intéressants. Leur relation évolue doucement. Kokufû s’inquiète toujours pour Ryôya et il se montre protecteur envers lui. Aurait-il des sentiments inavoués pour lui ? En tout cas, il est prêt à se battre si besoin même si cela fait une éternité qu’il ne s’est pas transformé. Ryôya est touchant concernant le tableau et sa rencontre avec le peintre. Cette histoire est très poétique.
Les graphismes sont soignés, les visages sont expressifs et vous serez touchés par certaines planches notamment avec le peintre. Le découpage des planches est efficace. Nous ressentons bien les émotions des personnages.
C’est pour public averti car il y a quelques scènes érotiques.
La jaquette est très jolie et douce. Une magnifique illustration en couleur est présente au début du tome.
Cette lecture m’a conquise, je me demande comment l’histoire va évoluer et si nous aurons des retrouvailles dans le deuxième et dernier tome.
© 2021 Emu Soutome / TAKESHOBO
Mon avis sur le T 2
Une belle lecture avec ce deuxième et dernier tome de ce diptyque fantastique.
L’histoire est vraiment très douce et les personnages sont adorables. La relation entre Kokufû, le dieu dragon, et Ryôya, le renard, a bien évoluée. Chacun a réalisé ses sentiments. Ryôya a peur que son ami s’éloigne de lui et cela le rendait très triste. Heureusement Kokufû a immédiatement remarqué que quelque chose n’allait pas. Ils parviennent à en discuter. Leur amour est sincère, c’est très beau. Pourtant leur vie tranquille risque d’être bouleversée. Les loutres de la cascade que protégeait le dieu dragon viennent le chercher car il s’y passe d’étranges choses. De plus, les pouvoirs du dragon semblent revenir peu à peu. Qui se cache derrière ces mystères ?
Les personnages secondaires sont mis en avant. C’est intéressant de découvrir comment Kokufû a rencontré la gérante de l’auberge. C’est plaisant d’en apprendre davantage sur elle, son histoire est elle aussi touchante. Les loutres aussi sont trop mignonnes.
Dans la deuxième partie du tome, l’action se concentre sur les ogres. Benimaru, le jeune frère de Yugen, le chef des Ogres, est déterminé à faire combattre Kokufû et son frère. En effet, celui-ci ne trouve plus d’adversaire à sa hauteur. Or le dragon semble avoir retrouvé un peu sa puissance. L’affrontement est donc incontournable…
Nous découvrons aussi le passé des deux frères ogres, Benimaru a tout fait pour se faire accepter par son frère.
Le plus appréciable et aussi le plus poétique, est que nous avons également une belle conclusion concernant l’histoire du peintre. C’est parfaitement amené. Nous ne pouvons refermer ce tome qu’avec le sourire.
Les graphismes sont vraiment sublimes, les yôkaï sont très bien dessinés.
En plus les deux jaquettes réunies forment une belle illustration.
C’est pour public averti car il y a plusieurs scènes érotiques.
N’hésitez pas à découvrir cette petite série en deux tomes si vous aimez les histoires avec les yôkaï.
Graphisme : 4/5
Scénario : 3.5/5
Auteur : SOUTOME Emu
Nombre de tomes : VF : 2 | VO : 2
Editeurs : VF : Taifu | VO : Takeshobo
Prépublication : Reijin