La devise de Tsubaki, c’est vivre comme son cœur le lui dicte. C’est pourquoi, lorsqu’elle rencontre un garçon discret et mystérieux en ramassant l’abonnement de train qu’il a fait tomber, elle écoute son cœur et fonce. Tsubaki fait tout pour retrouver Ibuki et va d’emblée lui déclarer ses sentiments. Dans une lettre, elle lui écrit son souhait de vivre une histoire d’amour heureuse et ordinaire. Sauf que Tsubaki ne sait pas encore qu’Ibuki est malentendant. Qu’il ne pourra pas lui offrir une histoire d’amour “ordinaire”...
Avis sur le T 1
Une belle lecture avec le premier tome de Comme les autres. Il ne s’agit pas d’une romance scolaire comme on en lit dans d’autres shojos. Ici l’histoire est bien plus profonde et touchante grâce à ses personnages attachants que nous découvrons peu à peu au fil des chapitres.
Tsubaki entre au lycée, elle souhaite tomber amoureuse rapidement et mener enfin une vie ordinaire. En remarquant qu’un garçon a perdu son pass de transport, elle se précipite pour le lui rendre et tombe immédiatement sous son charme sans même le connaître. Elle se persuade que c’est lui, celui qu’elle aimera, c’est son cœur qui le dit. Plus tard, elle fait tout pour retrouver cet inconnu qui va également au lycée. Elle le retrouve assez vite, ils passent du temps ensemble à la bibliothèque. Ils ne communiquent que par écrit, puis peu à peu Tsubaki découvre qu’Ibuki est malentendant. Cela empêchera-t-il la lycéenne de vouloir se rapprocher de cet élève de première ? Comment vont évoluer ses sentiments ? et surtout comment le garçon va réagir face à cette fille qui le colle un peu trop ?
Dès le résumé, nous devinons que l’handicap sera une thématique clé au fil du récit. En effet, Ibuki est un lycéen malentendant mais cela ne l’empêche pas de suivre des cours et de s’intégrer à la vie scolaire. Nous suivons ici sa rencontre avec Tsubaki. La jeune fille est tombée amoureuse d’Ibuki dès qu’elle l’a vu, mais elle ne sait pas immédiatement qu’il n’entend pas. Elle décide de faire son possible pour se rapprocher de lui bien qu’il reste distant avec elle. Elle persévère car elle a décidé de suivre ce que lui dicte son cœur et nous découvrons peu à peu les raisons qui la poussent à agir ainsi. Lorsque son passé est révélé nous pouvons qu’être encore plus touché par Tsubaki qui veut vivre une vie normale. Elle est souvent maladroite mais elle est néanmoins attendrissante. Nous avons deux personnages plus complexes qu’ils peuvent le paraître. Parviendront-ils à créer un lien fort entre eux grâce à la photographie puisqu’ils appartiennent désormais au même club ?
Les personnages secondaires sont également très intéressants comme Shibasaki et Hidaka qui ont également de la personnalité.
Les graphismes sont beaux comme la jaquette qui est très douce. Le style est classique, les traits sont soignés et les visages sont expressifs. Le découpage des planches est efficace.
Je suis conquise par cette histoire. N’hésitez pas à découvrez ce shojo qui n’est pas comme les autres…
Graphisme : 4/5
Scénario : 3.5/5
Avis sur le T 2
Une lecture sympathique avec ce deuxième tome. L’histoire avance doucement mais les sentiments de chaque personnage (principaux et secondaires) commencent peu à peu à se dévoiler.
Tsubaki a toujours rêvé de vivre une vie « normale » malgré ses problèmes de santé. Après avoir subi une lourde opération, elle aspire à profiter de la vie en gardant le sourire. Dès qu’elle a rencontré Ibuki, elle est tombée sous son charme mais le jeune garçon malentendant l’a aussitôt rejeté après avoir reçu sa déclaration. Il ne comprend pourquoi quelqu’un s’intéresserait à lui et surtout il pense que personne ne peut être sincère. Même repoussée, Tsubaki ne renonce pas, elle souhaite qu’Ibuki apprenne à la connaitre, lentement mais surement, malheureusement ce n’est pas simple. Malgré tous ses efforts, Ibuki lui dit qu’ils ne vont pas ensemble. Comment leur relation va-t-elle évoluer ? La persévérance de Tsubaki va-t-elle payer ou non ? Que ressent réellement Ibuki ? Une sortie du club photo favorisera-t-elle un rapprochement ou non ?
Les personnages sont attachants. Evidemment après le rejet de celui qu’elle aime, Tsubaki déprime. Pourtant, elle va recevoir le soutien de Shibasaki, l’ami d’enfance d’Ibuki. Il est souvent là pour l’écouter. Mais quels sont ses sentiments ? Pourquoi ne peut-il pas encadrer Hidaka ? Celle-ci a-t-elle réellement renoncé à Ibuki vu qu’ils sont sortis ensemble ? Les personnages secondaires prennent un peu plus d’importance. Shibasaki va se confronter à son ami, cela va-t-il faire réagir Ibuki ?
Au fil des chapitres, nous découvrons le passé d’Ibuki, ainsi que son lien avec Hidaka. Désormais nous comprenons mieux les réactions du jeune lycéen. Par contre, la thématique de l’handicap est encore peu mise en avant pour l’instant.
Les graphismes sont beaux comme la jaquette qui est très douce. Le style est classique, les traits sont soignés et les visages sont expressifs. Le découpage des planches est efficace.
C’est un titre toujours aussi doux à découvrir qui nous réserve encore quelques surprises notamment avec cette fin de tome…
Avis sur le T 3
Une lecture agréable avec ce troisième tome même si parfois certains points m’ont semblés un peu trop rapides.
Ce tome met bien en avant le personnage d’Ôsuke. Dans le tome précédent, il avait fait des remarques à Hidaka, l’ex petite-amie d’Ibuki, et il s’est également disputé avec son ami d’enfance sur ce sujet. De coup, Ibuki délaisse Tsubaki et part consoler son ex. Tsubaki était impatiente de passer du temps avec celui qu’elle aime mais tout tombe à l’eau. Ôsuke lui tient compagnie et cela va permettre à la lycéenne d’en apprendre davantage sur lui. Comme il a lui-même était abandonné par sa mère, il a eu une enfance difficile. Mais sa rencontre avec Ibuki et leur amitié va changer sa vie. Nous assistons alors à des flashbacks sur leurs enfances. C’est intéressant de découvrir Ôsuke sous un autre jour, vu qu’il peut parfois sembler un peu froid et/ou imperturbable.
Dans la dernière partie du tome, l’histoire se concentre un peu plus sur la relation difficile entre Ibuki et son frère ainé. Celui-ci semble avoir joué un rôle sur le fait qu’Ibuki ne parle pas. Ce point sur la relation entre les deux frères est bien amené. Cela permet aussi de renouer un peu avec la thématique du handicap et l’apprentissage de la langue des signes.
L’histoire mériterait d’être un peu plus approfondie mais désormais la romance semble enfin avancer un peu plus vite.
Les traits sont soignés et les visages sont expressifs. Le découpage des planches est efficace.
C’est un titre doux et bienveillant à découvrir.
Mangaka : YUKI Nojin
Nombre de tomes : VF : 7 | VO : 7
Editeurs : VF : Kana | VO : Shûeisha
Prépublication : Betsuma - Bessatsu Margaret