« Dans ce cas, tue-moi. »
Akihiko est un orphelin n’ayant jamais été utile à personne. Au moment où il renonce à la vie, Kazushige, un vampire qui vit seul depuis longtemps, le sauve. Cherchant un moyen de le remercier, Akihiko lui rend visite tous les jours, mais ce dernier le repousse froidement. Kazushige finit toutefois par être touché par sa gentillesse maladroite, avoir envie de mieux le connaître et ne plus pouvoir résister à son attirance.
Avis sur le T 1
Une bonne surprise avec le T 1 de Good bye, Red Beryl où nous suivons l’histoire d’un vampire, Kazushige, et d’un humain, Akihiko. Nous comprenons d’ailleurs dès la première page (qui se déroule en 2017) que l’histoire nous contera une romance qui durera des décennies...
Le récit nous projette en 1968 au moment de leur rencontre.
Akihiko n’a pas de famille. Etant orphelin, il a toujours été seul, on lui a d’ailleurs souvent dit qu’il n’avait pas été désiré, qu’il n’avait sa place nul part. Même après avoir trouvé un travail de serveur, son succès auprès des clientes fait des jaloux et il est finalement renvoyé. Le jeune homme est sur le point de renoncer à la vie puisqu’il est inutile. Personne n’a besoin de lui. Un jour, une chute de poutres aurait dû lui coûter la vie mais il a été sauvé in-extrémis par un inconnu, un certain Kazushige. En le sauvant, celui-ci aurait dû être mortellement blessé, mais ce n’est pas le cas. Il est immortel, c’est un vampire. Cette rencontre va bouleverser la vie de ces deux hommes solitaires et leur donner à chacun une raison de vivre.
Les personnages sont très attachants. Difficile de ne pas être touché par les émotions d’Akihiko. Il a déjà vécu beaucoup d’épreuves depuis son enfance. Afin de remercier son sauveur, il vient régulièrement voir ce vampire qui vit à l’écart des humains. Il s’attache à lui, cela ne le gêne pas qu’il soit un vampire. Il aurait pu prendre peur mais au contraire il prend conscience que Kazushige a une place de plus en plus importante dans sa vie. C’est la première fois qu’il ressent cela mais il doit taire ses sentiments naissants. Kazushige a beau tenter de mettre de la distance entre eux, il est touché par la gentillesse et l’attention que lui porte cet humain. Bien qu’il soit un vampire, il veut vivre une vie normale. Il travaille de nuit dans un café. Il ne s’attaque pas aux humains pour assouvir sa soif, il vit grâce à l’achat de poches de sang. Son passé nous est dévoilé notamment sur l’origine de sa transformation en vampire. Il endure cette vie immortelle qu’il n’a jamais voulue, tous ceux qu’il aime vieillissent et disparaissent. C’est une vie de souffrance en ayant toujours à subir la perte des êtres chers. Il ne souhaite pas transformer qui que ce soit en vampire. Pourtant cela lui rendrait la vie moins solitaire mais il ne veut pas, il ne cherche pas de "proie". Malheureusement, une de ses très anciennes connaissances revient également en ville... Qu’adviendra-t-il de ces deux amis ? Leur amitié va-t-elle se transformer en amour ? Quelles épreuves les attendent ?
Le style graphique de l’autrice Atami Michinoku (Viens-là mon amour) est fin et délicat. Les visages sont expressifs, les décors sont soignés. Evidemment les personnages "vampires" sont très beaux. Le découpage des planches est efficace. Certaines scènes sont belles et touchantes.
Dans sa postface, l’autrice nous explique qu’elle s’est bien documentée pour bien respecter la période des années 1960 au Japon.
Ce premier tome est soft, il n’y a aucune scène érotique mais cela évoluera dans les tomes suivants comme l’indique la mangaka.
Cette série est terminée en 3 tomes au Japon.
Graphisme : 4/5
Scénario : 4/5
Auteur : MICHINOKU Atami
Nombre de tomes : VF : 3 | VO : 3 (Terminé)
Editeurs : VF : Taifu | VO : Frontier Works
Prépublication : Daria
Avis sur le T 2
Une lecture sympathique avec ce deuxième tome. Contrairement au tome 1 qui était très soft, nous avons plusieurs scènes érotiques car la relation Akihiko / Kazushige évolue.
Masakado a blessé Kazushige afin de le pousser à se comporter en tant que vampire. Akihiko propose alors son sang pour le soigner le plus rapidement possible mais son ami le rejette et le met dehors. Akihiko s’interroge alors sur ce qu’il ressent. Il tient énormément à Kazushige, il donnerait sa vie pour lui s’il le faut. Il ne comprend pas un tel rejet et il veut absolument avoir des explications. Kazushige lui en veut-il à cause du baiser ou bien y a-t-il quelque chose de beaucoup plus profond derrière cette réaction ? C’est ainsi que les deux hommes vont discuter franchement... ceci marquera-t-il un changement dans leur relation ?
Les personnages évoluent bien et ils sont bien exploités. Nous comprenons parfaitement les émotions de Kazushige qui rejette toujours son côté vampire. Il a peur de s’attacher à quelqu’un sachant qu’un jour ou l’autre, l’humain va mourir et le laisser à nouveau seul. Il ne veut plus jamais ressentir la souffrance de perdre un être cher. En réagissant ainsi, cela prouve qu’il tient déjà beaucoup à Akihiko. Celui-ci a déjà pris une place importante dans sa vie et cela semble être le cas aussi pour Akihiko. Chacun doit faire face à ses propres peurs, parviendront-ils à se comprendre ? Trouveront-ils la force de se confier l’un à l’autre, de montrer leur faiblesse ? Cela aura-t-il des répercussions sur leur relation ? Akihiko n’a jamais connu la tendresse ni l’amour d’une famille puisqu’il a toujours été seul. Il est également inexpérimenté en amour, c’est la première fois qu’il ressent un sentiment aussi fort pour quelqu’un. C’est pour cela qu’il ne peut pas abandonner. Il veut être aux côtés de Kazushige, il doit donc insister auprès de celui qu’il aime. Kazushige a déjà eu de la famille, il a déjà aimé une femme il y a longtemps. Il s’était habitué à sa vie solitaire mais pourtant il y a quelqu’un qui l’attire à nouveau et en plus c’est un homme... Leur rencontre aura bouleversé leurs vies.
L’histoire est toujours aussi plaisante à lire même si la réflexion sur la condition de vampire n’est pas originale. Devoir survivre à ceux qui l’entourent, ne jamais vieillir, boire du sang pour se nourir, ce sont des conditions difficiles à accepter pour un humain devenu immortel sans l’avoir voulu.
Le style graphique de l’autrice Atami Michinoku est fin et délicat. Les visages sont expressifs, les décors sont soignés. Le découpage des planches est efficace. Les scènes érotiques sont passionnées et sensuelles.
L’édition est de qualité et nous avons également une jolie illustration en couleur au début du tome.
Avis sur le T 3
Une belle lecture avec le troisième et dernier tome de Good bye, red beryl.
Akihiko doit faire face à un choix difficile. Masakado lui propose de le transformer en vampire, cela lui permettrait de vivre éternellement aux côtés de son bien-aimé. Mais il refuse car il sait que Kazushige ne l’accepterait pas et lui en voudrait. C’est une souffrance de voir disparaître tous ceux qui nous entourent sans jamais vieillir. De plus, il faut s’adapter à une vie nocturne, éviter de se faire découvrir au fil des générations et boire du sang. Akihito et Kazushige s’aiment sincèrement et passionnément, ils ont conscience qu’un jour la mort d’Akihiko les séparera. Ils souhaitent néanmoins profiter de quelques années / décennies de bonheur à deux. La vie se poursuit mais Akihiko ne cesse de s’interroger sur ce que deviendra son amant lorsqu’il ne sera plus là, il s’inquiète de la solitude qui attendra encore une fois Kazushige. Regrette-t-il son choix ? Mais une situation inattendue risque de bouleverser encore une fois leur vie...
Le scénario est vraiment bien ficelé, il y a quelques rebondissements intéressants et nous avons une conclusion à l’histoire. Plusieurs scènes sont touchantes, d’autres sont plus dramatiques. Nous découvrons également le passé douloureux de Moronatsu et sa rencontre avec Masakado, ce qui explique bien leur lien.
Les personnages n’ont pas cessés d’évoluer, les vampires se comportent de plus en plus comme des humains. Ils ont peurs de perdre celui qui leur est cher. C’est valable pour Kazushige mais aussi pour Masakado, on voit bien qu’il tient beaucoup à Moronatsu. Les relations Kazushige / Akihiko et Masakado / Moronatsu sont vraiment bien mises en scène. C’est très plaisant à lire.
L’édition est de qualité et nous avons également une jolie illustration en couleur au début du tome. La jaquette est magnifique !
C’est une série courte à découvrir avec des personnages touchants et une belle histoire de vampire.